Dans la montagne
Depuis ce col, la partie supérieure du site de Choquequirao ressemble à un volcan.
De l'autre côté du col, 1500m de dénivelé nous attendent avant de traverser la rivière suivante. Cette longue descente commence dans une forêt "habitat de l'ours à lunettes" (oso de anteojos, Tremarctos ornatus), qui ne viendra pas nous saluer.
A défaut d'ours, cette forêt nous montre de belles fleurs
En descendant, nous quittons la forêt pour un paysage plus sec où des terrasses incas, sans doute annexes de celles de Choquequirao, ont été dégagées.
Encore plus bas, en vue du fond de la valléenous traversons un bosquet d'étranges arbres barbus.
Nous n'avons pas vu l'ours à lunettes mais le pique-nique au bord de la rivière nous donne l'occasion de faire plus ample connaissance avec d'autres représentants de la faune locale, les petites mouches piqueuses (cousines des sandflies de Nouvelle-Zélande). Nous les avions déjà croisées deux jours auparavant en traversant l'Apurimac et elles nous resteront malheureusement fidèles dans la plupart des vallées de moyenne altitude que nous traverserons. Ce qui nous motive pour remonter rapidement les 1200m qui nous séparent de notre camp du soir, le hameau de Maizal, composé de deux fermes, qui proposent chacune leur terrain pour planter la tente.
Nous avons choisi la ferme de gauche, où deux vaches se délectent d'une pierre à sel.
Le lendemain matin, nous continuons à monter, et retrouvons donc la "forêt de nuages" au dessus de 3000m.
Notre guide Mario fait du "hors-piste" dans la forêt de bambous et ramène de quoi construire une flûte.
Au dessus de la limite des arbres, juste sous le col San Juan (4150m),
cette dame tient un petit refuge-abri, où elle vend aux randonneurs de
passage, outre un peu de nourriture, les écharpes qu'elle tisse
elle-même.
Après le col, le temps ne s'éclaircit pas, mais même dans la brume, les précipices
et le sentier taillé dans le rocherArrivée au campement, chez l'un de nos muletiers:
Le soir, le ciel se dégage et nous offre un beau coucher de soleil sur les montagnes enneigées de la cordillère de Vilcabamba.
Le lendemain, nous commençons la journée par une descente de 500m jusqu'au rio Yamana, que nous traversons sur un beau pont suspendu
Le lendemain, nous devons franchir le col le plus élevé du parcours (Abra de Choquetecarpo, 4600m). Le matin, le ciel est avec nous et nous permet de bien voir les sommets de la cordillère.
La fin de la montée se fait, pour les piétons, sur un ancien chemin inca bien restauré (les mules prennent un autre chemin)
Le vent et les nuages nous attendent au col.
Nous ne nous y attardons donc pas et commençons la descente, toujours sur l'ancien chemin inca qui, même bien restauré, est quand même plus abrupt qu'une ancienne voie romaine....
Intermède archéologique inattendu au pied d'un glacier avec les ruines de Samarina, un ancien relais sur le chemin de Choquequirao à Vitcos.
Nous reprenons la descente, toujours sur le chemin inca qui abandonne bientôt l'étage alpin pour des prairies
puis viennent les premiers arbres
Le chemin inca finit par rejoindre une piste, qui continue à descendre dans un environnement de moins en moins montagnard
Après une dizaine de kilomètres, la piste arrive finalement en vue de notre étape, le gros village de Huancacalle (3000m), près duquel se trouve le site inca de Vitcos que nous visiterons le lendemain matin. Pour atteindre le village, il nous faut encore traverser la rivière sur une passerelle, où nous laissons la priorité aux premiers arrivés.
Joli trek, les paysages ont l'air sympas!
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