En route pour Choquequirao
Après avoir visité le Macchu Picchu, nous revenons en train à Ollantaytambo, pour retrouver le réseau routier et un minibus qui quitte bientôt la vallée de l'Urubamba pour passer un col et basculer dans celle de l'Apurimac, plus sèche.
L'Apurimac et l'Urubamba sont les deux branches formatrices de l'Amazone et l'Apurimac est sa branche "mère", sa source étant le point du bassin amazonien le plus éloigné de l'embouchure du fleuve (plus de 7000 kilomètres).
Sur la route, nous faisons un arrêt à un site étrange, la pierre sculptée géante de Saywite.
C'est probablement un site inca mais on n'est pas trop sûr de sa fonction. Peut-être est-ce la maquette d'une ville ou d'un territoire (l'empire inca ?), il y a aussi des animaux sculptés...
La journée se termine au lodge Villa Los Loros, un petit paradis dans un environnement tropical.
Le lendemain matin, les randonneurs
et leurs porteurs
sont prêts pour le grand départ.
Nous descendons d'abord la jolie vallée d'un petit affluent
puis nous retrouvons le canyon de l'Apurimac
le traversons ...
et remontons de l'autre côté
La photo précédente est prise au tout début de la remontée, il y a 1300m de dénivelé et environ 80 lacets jusqu'au camp de Choquequirao...établi sur des terrasses dans un environnement complètement différent, une forêt pluviale (les nuages accrochés aux montagnes ne descendent pas jusqu'au fond du canyon, qui reste sec)
Nous allons passer toute la journée suivante à visiter le site de Choquequirao, qui s'étend sur 500m de dénivelé (environ 2600 à 3100m - le fond du canyon de l'Apurimac est lui à 1500m...) et qui est loin d'être entièrement dégagé de la végétation.
Comme à Macchu Picchu ou Pisac, les bâtiments du site sont construits sur une crête aplatie.
Et en dessous, des terrasses dominent la vallée de très haut
(ici, l'Apurimac coule...1500m plus bas)
Les bâtiments sont moins spectaculaires qu'à Macchu Picchu ou Pisac, car ils n'ont pas été construits avec les énormes blocs typiques de l'architecture inca qu'on trouve sur ces sites, mais avec des pierres plus petites.
C'est sans doute simplement parce que les gros blocs, faciles à extraire dans la vallée de l'Urubamba, n'étaient pas disponibles dans la région schisteuse où se trouve Choquequirao, mais les archéologues ont longtemps négligé le site pour cette raison. A tort car en contrebas des bâtiments se trouvent deux extraordinaires séries de terrasses, découvertes récemment:
Les terrasses "des lamas", dégagées depuis une dizaine d'années, sont décorées de frises de pierres blanches représentant...des lamas. Peut-être une caravane, car ils vont tous dans la même direction, comme on le voit sur cette vue générale.
Et en gros plan:
Une autre frise de pierres blanches représente un grand serpent:
L'autre série de terrasses, qui n'a été dégagée et ouverte au public que l'année dernière (2018), montre que les Incas, non seulement ne craignaient pas le vide, mais en avaient développé une véritable esthétique.
La visite s'arrête là, on ne va pas essayer d'aller plus loin...
mais remonter prudemment en utilisant les confortables escaliers disponibles...
C'est impressionnant !
RépondreSupprimer"La visite s'arrête là, on ne va pas essayer d'aller plus loin... " je dirais même plus : c'est interdit ! En somme (de bête) il suffit d'obéir ... ;))
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