Premiers sites incas
Retour en Amérique du Sud trois ans après notre voyage "à l'autre bout du monde" (blog précédent). Nous partons cette fois au Pérou sur les chemins incas. Le voyage est organisé par l'agence Terres oubliées ("Choquequirao, la voie impériale") et nous sommes huit randonneurs français. Nous visiterons d'abord les sites accessibles par la route et poursuivrons par une randonnée itinérante de 9 jours (nuits sous tente) vers des sites accessibles seulement à pied.
Arrivés à Cuzco en avion en fin de matinée, nous sommes accueillis par notre guide Mario et partons tout de suite en minibus vers notre premier site inca, à moins d'une heure de route: Tipon,
C'est un site agricole dont les terrasses sont soigneusement irriguées par des canaux alimentés par une belle fontaine.
Les terrasses sont reliées entre elles par des escaliers.
Une particularité de l'architecture inca, qu'on retrouvera sur d'autres sites, est l'assemblage de blocs de pierre sans utiliser de mortier.
De Tipon, nous rejoignons la vallée de l'Urubamba, dite "vallée sacrée" car elle concentre de nombreux sites incas, et la descendons jusqu'à Pisac, un autre site de terrasses agricoles, beaucoup plus grand que Tipon mais sans canaux. Les terrasses s'étagent sur 500m de dénivelé.
Les ruines du "temple du Soleil" de Pisac, littéralement "le lieu où l'on attache le soleil". Les Incas craignaient que le Soleil ne s'enfuie vers le Sud, en particulier lors du solstice d'hiver, et l'une des fonctions des prêtres étaient de le retenir.
Alors que les villes incas se trouvaient en général sur des positions élevées, les villes coloniales ont généralement été construites en fond de vallée. C'est le cas du village actuel de Pisac.Le marché aux fruits et légumes de Pisac est impressionnant. Tout pousse au Pérou, à la faveur des différences d'altitude.
Le patio de l'hôtel où nous passons notre première nuit andine est colonisé par les daturas.
Pour les Incas, l'agriculture était une affaire d'Etat et les terrasses circulaires de Moray, qui ressemblent à un théâtre romain géant, étaient en fait un site de recherche agronomique.
En fonction de l'exposition, la température varie considérablement au sein même du site et cela permettait aux Incas de tester, en un endroit unique, la culture de plantes de différentes parties de leur empire (notamment des centaines de variétés de pommes de terre).
Moray, sur le plateau au dessus de Pisac, est à 3500m d'altitude et offre, une fois sur le rebord du site, un paysage typique de l'altiplano.
Le dernier site que nous visitons avant de partir pour le Macchu Picchu est celui des salines de Maras.
Ce n'est pas à proprement parler un site inca, car ces salines étaient exploitées avant les Incas et le sont toujours. Elles appartiennent de manière collective aux habitants du village de Maras, qui récoltent eux-mêmes le sel et le vendent, notamment aux touristes.
Le soir, nous redescendons à Ollantaytambo, dans la vallée de l'Urubamba, pour prendre le lendemain matin le train vers le Macchu Picchu.
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